Ukraine : ratification des accords d’association avec l’UE

Mardi 16 septembre, les Parlements ukrainien et européen ont ratifié l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine. L’accord prévoit une baisse des tarifs douaniers et impose le respect des standards européens.

 

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Il faut rappeler que c’était le refus soudain de signer cet accord, alors déjà prévu, qui avait mis le feu aux poudres fin 2013, avec pour conséquences le départ du président Ianoukovitch, la guerre civile qui fait encore rage et l’annexion de la Crimée par la Russie.

Pour l’occasion, le Parlement européen s’était doté d’un écran géant afin de réaliser un vote simultané, mesure éminemment théâtrale. Martin Schulz, président du Parlement européen s’est félicité de cette ratification, parlant d’évènement « historique. » Verdict : le parlement ukrainien a ratifié l’accord à l’unanimité, ainsi le pays entérine sa décision de se tourner vers l’ouest. Du côté européen, 535 voix pour, 127 voix contre et 35 abstentions.

Le président ukrainien, Petro Porochenko, a estimé qu’il s’agissait d’ un « premier pas » vers l’adhésion à l’UE de l’Ukraine. « Le vote d’aujourd’hui est un choix de civilisation de l’Ukraine. L’Ukraine, c’est l’Europe », a ajouté le premier ministre, Arseni Iatseniouk.

Cet accord reste néanmoins pour l’instant symbolique. En effet, à ce stade le libre-échange prévu avec l’UE est repoussé jusqu’en fin 2015. Ce délai est sensé permettre de faire avancer les discutions avec Moscou, formellement opposée à cette signature. Le Kremlin avance que les économies russe et ukrainienne sont trop interdépendantes pour permettre un tel tête-à-queue sans que cela n’ait des conséquences désastreuses.

Jusqu’à récemment, la Commission avait assuré que la zone de libre-échange serait mise en place au plus vite – après la nécessaire ratification par les 28 Etats membres. Et c’est bien ce point qui a fait des mécontents.

Certain en Ukraine se sont indignés, avançant que cette concession consentie au Kremlin était l’écho du refus de dernière minute de signer par le président de l’époque, Viktor Ianoukovitch. Il avait alors déjà cédé aux pressions Russes.

 

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