Malgré la signature d’accords de sortie de crise, les combats au Yémen ont repris

Jeudi soir, menant l’assaut contre le parti sunnite au pouvoir al-Islah, les insurgés chiites, membres de la tribu des Houthis, ont pénétré dans les faubourgs de Sanaa.

 

combats au Yémen ont repris

 

Cette offensive a poussé à l’exode des centaines d’habitants de la capitale yéménite, et la télévision d’Etat a cessé d’émettre après avoir fait l’objet d’un bombardement soutenu à la roquette.

Le chef de l’Etat Abd Rabbo Mansour Hadi a qualifié cette offensive de « tentative de coup d’Etat. » Les rebelles exigent l’éviction du gouvernement accusé de corruption. Il veulent également une représentation au sein de l’Etat. Leur principale revendication demeure l’arrêt des hausses du prix du carburant pratiquées par le gouvernement.

Les insurgés ont refusé la formation d’un gouvernement d’union nationale où ils seraient représentés au début du mois, et ont rompu les négociations dénonçant « une intervention étrangère. » S’en sont suivis des affrontements sporadiques, avant une gradation des hostilités. Elles ont finalement atteint la capitale jeudi soir.

Samedi 20 septembre, l’émissaire de l’ONU sur place, Jamal Benomar annonçait qu’ « après des consultations intensives avec toutes les parties politiques (…) un accord [avait] été conclu pour résoudre la crise actuelle au Yémen. »

Les violences n’ont pour autant pas cessé a Sanaa, et aucune date n’a été fixé pour la signature. Cette nuit, les combats ont fait rage aux alentours de l’université Al-Iman, un bastion des membres les plus radicaux du parti islamiste au pouvoir.

Les Houthis sont soupçonnés, avec un soutient logistique et stratégique de l’Iran, de vouloir élargir leur zone d’influence, afin de peser davantage lors du découpage du futur état fédéral yéménite. En face, le parti au pouvoir bénéficie du soutien de l’Arabie saoudite. Le Yémen est le pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

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