Indépendance catalane : le gouvernement saisit du tribunal constitutionnel

Dans une fuite en avant que les expert ont nommé le « choc des trains », le bras de fer entre les indépendantistes catalans et le gouvernement espagnol se durcit encore avec la saisie du tribunal constitutionnel. L’objectif est d’invalider le projet de référendum visant à obtenir l’indépendance de la région.

 

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Ce samedi, après des manifestations pro indépendance en Catalogne, le président de la région Artur Mas, a signé le décret de convocation d’un référendum d’autodétermination. La date du scrutin est fixée au 9 Novembre et tous les catalans de plus de 16 ans, qu’ils soient présents sur le territoire espagnol ou à l’étranger, sont appelées à se prononcer sur le sort de la région – soit enivrions 5,5 millions d’électeurs.

En réaction, le gouvernement à introduit une action devant le tribunal constitutionnel pour faire invalider cette décision ce lundi. Le chef du gouvernement Mariano Rajoy – en voyage en Chine lors de l’annonce unilatérale du référendum par les autorités régionales – a sans surprise annoncé ce recours, qualifiant l’initiative catalane « d’anti-démocratique » et de « démagogique », avant d’ajouter que « rien ni personne ne [pouvait] rompre la souveraineté [de l’Etat espagnol]. »

L’admission de ce recours par la cour suspends automatiquement la proposition dont il fait l’objet. Mais cela n’a pas découragé les indépendantistes – nommément le gouvernement nationaliste catalan, et les indépendantistes de gauche de l’ERC (pour la Gauche républicaine de Catalogne) . Artur Mas a appelé à laisser les catalans exprimer leur avis, insistant sur le droit d’autodétermination : « Le processus ne s’achève pas avec une décision du tribunal constitutionnel. (…) On ne peut pas se servir de la loi pour éviter que les gens ne se prononcent. »

Sans attendre un feu vert des institutions, la région à mis en place les préparatifs pour le scrutin. La campagne officielle devrait démarrer le 2 novembre. Le coût de ces élections a été estimé à 8,9 millions d’euros, d’après les calculs du gouvernement régional, qui pour cette opération ne bénéficiera pas du soutien logistique de l’état ou de certaines communautés locales aux couleurs de la majorité nationale.

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