La Corée du nord met un terme aux rumeurs sur la santé de Kim Jong-un

Kim Jong-un va bien. Il serait même en pleine forme. Après avoir disparu pendant un mois – fait rare pour le despote omniprésent – on nous assure que le dirigeant se porte on ne peut mieux.

 Image: North Korean leader Kim Jong-un visits the Thrice Three-Revolution Red Flag Kamnamu Company under the Korean People's Army Unit 4302

 

« Il n’y a aucun problème avec la santé du secrétaire (général du parti communiste) Kim » selon le haut responsable nord-coréen, Kim Yang-Gon. La déclaration aurait été faite lord d’un voyage en Corée du sud – évènement rarissime – lors duquel il se serait entretenu avec Ryoo Kihl-Jae, ministre sud-coréen de l’Unification, chargé des affaires nord-coréennes.

Sa disparition de la scène depuis le 3 septembre intriguait, d’autant que sa présence médiatique est d’ordinaire systématique. Il est par exemple apparu 17 fois en public en juin, 24 fois en juillet et 16 en août. Les images de l’Assemblée populaire suprême (qui se réunit une ou deux fois par an) nous montraient un siège inoccupé, ce qui avait également de quoi surprendre.

Les rumeurs concernant le troisième de la « dynastie des Kim » se faisaient si fortes que même la télévision nord-coréenne avait même relayé l »information : « La richesse et la prospérité de notre socialisme existent grâce aux efforts rigoureux de notre maréchal, qui continue d’éclairer la voie du peuple, comme la lueur d’une flamme, et ce bien qu’il soit indisposé. »

Après une visite de médecins nord-coréens en Suisse, l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, qui cite une source anonyme, affirmait que le dirigeant serait atteint de la « maladie du bon vivant, » la goutte. Elle est généralement liée à une surconsommation de certains aliments, comme la viande les de fruits de mer et poissons gras, ainsi que les sodas et l’alcool.

Le régime, comme souvent lorsqu’il est confronté à des difficultés internes, avait choisi d’occuper le terrain. Répondant à un rapport accablant de l’ONU publié neuf mois avant, le régime de Pyongyang réfutait tous les reproches lui était fait sur le terrain des droits de l’homme, allant même jusqu’à avancer que son système était « le plus avantageux au monde. »

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