Malgré des effectifs en baisse, la révolution des parapluies entament sa deuxième semaine de protestations

Huit jours après la prise de contrôle du quartier d’Admiralty, la «révolution des parapluies» tient bon.

 

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« Si vous êtes arrêté par la police, appelez ce numéro, un avocat vous défendra gratuitement. » Avec de tels messages, on sent que le mouvement d’occupation resserre les rangs après une réduction significative de ses effectifs. La lassitude et le mauvais temps ont eu raison de beaucoup. Les ultimatums de l’exécutif, de plus en plus menaçant, et les colères des commerçants pénalisés par le mouvement de beaucoup d’autres.

Pourtant la révolution des parapluies ne jette pas l’éponge. Quelques centaines d’irréductibles campent devant les grilles du siège du chef de l’exécutif – pas grand-chose par rapport aux dizaines de milliers de manifestants présents durant le pic des protestations. Le soir, à la sortie des bureaux, des salariés retrouvent l’asphalte qu’ils ont occupé le week-end. Ils viennent aider les lycéens et étudiants en grève qui ont tenu le campement toute la journée.

Devant des pressions multiples, les manifestants ont ouvert un corridor pour permettre aux 3000 fonctionnaires de se frayer un chemin jusqu’au complexe gouvernemental qu’ils encerclent, pour que l’activité puisse reprendre.

En face, la police ne s’est pas manifestée pour reprendre contrôle du cœur du quartier des affaires. Ils semblent avoir compris que les violences renforcent le soutien aux insurgés, et jouent vraisemblablement la montre.

Mardi 7 octobre, au lendemain de la rencontre entre les autorités et les meneurs étudiants du mouvement, ces derniers ont accepté d’ouvrir officiellement un dialogue. « Nous aurons plusieurs séries de négociations » a expliqué Lester Shum, secrétaire général adjoint de la Fédération des étudiants de Hongkong.

La réouverture du Parlement prévue pour mercredi a été reportée d’une semaine. « Je ne suis pas certain que le contexte soit serein et sûr » d’après son président, Jasper Tsang. Les députés prodémocratie ont pour leur part condamné cette initiative.

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