Neves, l’invité surprise des élections brésiliennes

La candidate écologiste Marina Silva, donnée favorite par les sondages, a été éliminée lors du premier tour des élections présidentielles au Brésil. C’est le candidat Aécio Neves qui arrive en seconde place.

 Aécio Neves

 

De la mort accidentelle du candidat Eduardo Campos, à la montée fulgurante de sa remplaçante Marina Silva, la présidentielle brésilienne n’était pas pauvre en surprises. La dernière en date fait mentir tous les sondages, lorsque le candidat de centre droit Aécio Neves a atteint la seconde place avec 33,5% des voies. La première n’a récolté que 21,3% des suffrages exprimés.

Économiste de formation, petit-fils de président, député, gouverneur, sénateur, le social-démocrate Aécio Neves, 54 ans, est un pur produit de l’élite politique brésilienne. Il représente un capitalisme libéral, traditionnel, en opposition avec le capitalisme d’Etat de la présidente sortante Dilma Roussef. Celle-ci arrive en tête du premier tour, avec 41,6% des votes.

Un tel rebondissement s’explique par plusieurs facteurs. Déjà, la candidate était assez isolée, prise entre le feu des deux gagnants du scrutin. Dans le sillage de la fronde sociale menée durant la coupe du monde, elle était considérée favorite. Elle n’a visiblement pas su convaincre les mécontents, avec un discours trop calme.

Tout l’enjeu va donc être pour Neves de récolter les voix obtenues par Marina Silva. La candidate du Parti socialiste brésilien (PSB), en rupture avec la bipolarisation PT-PSDB, a refusé de donner une consigne de vote pour l’instant. Elle a déclaré vouloir discuter avec sa famille politique avant de faire son choix.

Neves veut incarner le changement et axe son discours sur la récession et l’inflation au Brésil, résultat d’une politique trop interventionniste de l’État – d’après lui. Il se présentait comme seule alternative viable, après 12 ans de PT, stratégie qui s’est avérée efficace.

 

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