Hongkong : reprise des violences policières

Alors que le mouvement des parapluie bloque le centre des affaires de l’ancienne colonie britannique depuis plus de deux semaines, les autorités locales semblent déterminées à y mettre un terme. Les forces de l’ordre, après s’être tenues à l’écart, ont repris les arrestations et les confrontations avec les manifestants.

 

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Dans la nuit de mardi 14 à mercredi 15 octobre la police hongkongaise a tenté dans la nuit de démanteler un camp du mouvement « occupy » qui bloquait Lung Wo Road, une des artères principales qui mène au centre administratif de la ville. Ses occupant se sont opposés aux forces de l’ordre et la situation a dégénéré en heurts violents. 45 personnes ont été arrêtées et l’attitude très brutale de la police à provoqué l’indignation des observateurs.

Les policiers équipés de combinaisons et boucliers antiémeute, ont chargé la foule, se frayant un chemin à coups de poing, de matraque et de gaz au poivre. La télévision locale TVB a diffusé les images de six agents en civil en train de traîner au sol Ken Tsang, un membre connu du Parti civique, menotté. L’un d’entre eux l’enjambe et le frappe à coups de poing, tandis que trois autres lui assènent des coups de pied. L’agression dure quatre minutes.

L’opération musclée est caractéristique d’une nouvelle approche pour les autorités. Elles avaient jusqu’alors exclu les opérations violentes, comprenant qu’elles avaient tendance à renforcer le soutien populaire au mouvement de protestation. Tsang Wai-hung, commissaire de police local, avait à ce propos déclaré que les forces de l’ordre avaient reçu « des directives très strictes sur l’usage de la force (…) Nous n’utilisons la force que si nécessaire, et nous n’en assurons qu’un usage minimal. »

Ces derniers jours, des agresseurs masqués avaient également attaqué les manifestants. Il s’agirait de membres des Triades (la mafia locale), mais beaucoup accusent le gouvernement de les avoir mobilisés et payés, alors que la police laissait faire.

L’exécutif hongkongais refuse toujours de négocier avec les insurgés et joue la montre, une stratégie qui semble fonctionner comme le mouvement était ces derniers jours en perte de vitesse. Les manifestants ont déjà abandonné leur blocus des bâtiments administratifs, ce qui a permis à la vie économique de lentement reprendre dans la place boursière de Central.

 

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