Budgets européens : le ton monte entre Bruxelles et Rome

A quelques heures d’un sommet européen sur le climat, l’Italie a décidé de publier la lettre du commissaire Jyrki Katainen (Affaires économiques) concernant un rappel à l’ordre sur le projet de budget italien pour 2015. Une décision unilatérale qui déplait à Bruxelles.

 

jyrki+katainen

 

Dans une lettre une lettre très directe, le haut commissaire aux affaires économiques de la Commission européenne avait demandé au gouvernement de Mateo Renzi d’expliquer les raisons qui l’ont conduit à ne pas respecter les objectifs de réduction des déficits dans son projet de budget 2015 – notamment d’atteindre un déficit public inférieur à 3 % du PIB.

M. Katainen a estimé que le projet de budget présentait un « écart significatif » par rapport à l’objectif de l’Italie d’arriver à un équilibre en termes structurels. La semaine dernière, le gouvernement italien annonçait son projet de budget approuvé, repoussait à 2017 cet équilibre. M. Renzi voulait se concentrer sur un relance de la croissance via des baisses d’impôts avant de pousser plus loin l’austérité.

L’exécutif italien a décidé de publier ce texte. « La Commission européenne n’est pas favorable à [sa publication] car nous sommes en train de poursuivre des consultations informelles avec différents gouvernements. Nous pensons que c’est mieux d’avoir ce genre de consultations dans une ambiance de confiance, » a déclaré M. Barroso lors d’une conférence de presse.

En plus de l’Italie, quatre autres pays de la zone euro ont reçu des courriers similaires de Bruxelles : la France, l’Autriche, la Slovénie et Malte. Seule l’Italie a rendu le document public. En 2015, la France ne prévoit pas de tenir les engagements de 2013, avec un déficit public qui dépassera le plafond des 3 % en 2015 (il sera à 4,3 % du PIB).

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