La présidente brésilienne Dilma Rousseff réélue à la tête du plus grand pays d’Amérique latine.

Après une campagne pleine de rebondissements, et un second tour à couteaux tirés, la présidente sortante brésilienne, l’héritière du premier président de gauche, Lula, est réélue pour quatre ans avec 51,64 % des voix. Dilma Rousseff a appelé au « dialogue » et à « l’union », lors de son discours de victoire.

 

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La candidate du Parti des travailleursa finalement battu au second tour son adversaire de centre-droit, Aécio Neves, avec le résultat le plus serré depuis la première élection présidentielle au suffrage direct organisée en 1989 après la dictature militaire (1964-1985). Les sondages la donnaient légèrement favorite après la campagne la plus dramatique, serrée et virulente de l’histoire récente du pays.

Cette élection était largement considérée comme un plébiscite sur 12 ans de gouvernements du Parti des travailleurs (PT) sur sa politique de réduction de la pauvreté, mais aussi sur des controverses importants liées à la lutte inefficace contre la corruption et une coupe du monde de football jugée trop onéreuse, ce qui avait divisé la population et créer d’importants mouvements de protestation.

La région du Nordeste, la plus pauvre du pays, mais aussi celle qui a le plus évolué au cours de la dernière décennie a voté pour elle à plus de 70%. Cela consacre d’ambitieux programmes sociaux, mais aussi des politiques d’inclusion, d’aide au développement social et économique et des investissements publics dans ces Etats traditionnellement méprisés par les élites.

Les états du sud, plus riches et hautement industrialisés ont au contraire tourné le dos à la présidente sortante. Cette tendance n’a jamais été aussi forte que dans l’Etat de Sao Paulo, le premier collège électoral du pays où elle n’a attiré que 35% des votants contre 65% pour son concurrent.

Au terme, de ces 12 ans, le géant d’Amérique latine a connu de profonds bouleversements économiques et sociaux, et le clivage gauche-droite n’avais jamais été aussi marqué. C’est pourquoi Dilma Roussef a insisté sur la réconciliation dans son discours d’élue, faisant du dialogue « le premier engagement de [s]on nouveau mandat. »

 

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