Forte affluence pour le scrutin des séparatistes des républiques de Donetsk et de Lougansk

Alors que les combats entre les loyalistes et les prorusses s’intensifient, et que la Russie déploie à nouveau des troupes, les régions séparatistes s’apprêtent en effet à élire leurs présidents et leurs parlements.

 

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Le scrutin est bien soutenu par Moscou mais dénoncé par Kiev, L’Europe et les Etats-Unis. Tout comme le premier vote ayant conduit à l’indépendance des républiques de Donetsk et de Lougansk, le pouvoir central ukrainien leur oppose la constitution du pays et les accords de Minsk, et le président ukrainien Petro Porochenko a d’ores et déjà condamné « des pseudo-élections que les terroristes et les bandits veulent organiser sur les territoires occupés. »

Depuis ce vote d’autodétermination de mai, pour lequel la mobilisation avait été très importante, de nombreux citoyens des deux républiques ont quitté leurs circonscriptions, fuyant les conflits. Pour faciliter le vote des déplacés, la procédure de vote pour ce scrutin est très souple.

Les électeurs peuvent voter dans le bureau de leur choix, dans toute la région, sur présentation d’une carte d’identité. Le vote est ouvert à des électeurs venant des territoires sous le contrôle de l’armée ukrainienne. Une feuille à remplir est sensée empêcher les votes multiples – ils avaient été nombreux lors du référendum de mai.

Cette procédure, pour être utile, implique qu’une foule de vérifications aient lieu en temps réel à Donetsk, ce qui est assez irréaliste. Le 9 mai, les résultats avaient été annoncés avant le début théorique du dépouillement. Aucune organisation internationale n’a envoyé d’observateurs pour ces élections où tous les candidats défendant par ailleurs la même ligne politique.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déploré un scrutin qui allait « sérieusement ébranler les accords de Minsk. » Ces accords, signés le 5 septembre entre Kiev, les rebelles, Moscou et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), portent sur un cessez-le-feu et devaient être une première étape dans le processus de paix. Le cessez le feu n’a en réalité jamais réellement été respecté – les combats ont fait plus de 300 morts au cours des dix derniers jours, selon un bilan établi par l’ONU.

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