La décision de l’américaine Brittany Maynard relance le débat sur l’euthanasie

L’Américaine Brittany Maynard, atteinte d’un cancer du cerveau en phase terminale, s’est donné la mort à 29 ans. Elle avait annoncé son projet dans une vidéo postée sur son site (thebrittanyfund.org) qui a fait le tour du Web.

 

Brittany Maynard

 

Lundi, la vidéo avait été vue plus de 9,7 millions de fois sur YouTube. Elle y expliquait que son diagnostic la disait condamnée à être emportée dans les six mois à venir par un cancer du cerveau impliquant une agonie très douloureuse. Elle avait émis le souhait de mourir dans la dignité plutôt que dans la souffrance. Brittany a pu s’éteindre samedi dernier comme elle le souhaitait, dans sa chambre, entourée de ses proches.

Pour pouvoir mettre fin à ses jours, cette Californienne avait été contrainte de déménager dans l’Oregon, l’un des cinq Etats américains ayant légalisé l’euthanasie. Le Montana, le Vermont, l’Etat de Washington et le Nouveau Mexique ont également décidé de rendre ce procédé légal, avec un suivi médical alors que le patient ingère une dose létale de médicaments barbituriques.

Un médecin a donc légalement pu lui prescrire les médicaments dont elle avait besoin pour cette mort assistée. Le procédé est autorisé par le «Death with Dignity Act» (loi sur la mort avec dignité) adopté par référendum dans cet Etat en 1997. La procédure d’une telle action est très lourde, et le résident doit prouver par plusieurs documents qu’il réside bien dans l’Etat, afin d’éviter un phénomène de tourisme de la mort – comme il existe par exemple en Suisse.

Dans les états et pays limitrophes de ceux où l’euthanasie est pratiquée, le débat est régulièrement relancé. Le Dr Charles Foster, de l’Université d’Oxford expliquait ce phénomène en disait que « le grand public se rend compte lentement qu’il est plutôt gênant intellectuellement, mais aussi moralement, de laisser un autre pays faire le sale boulot à sa place. » L’euthanasie est néanmoins loin de faire l’unanimité dans de très nombreux pays, et sur internet, nombreux sont ceux qui ont vivement critiqué la décision de Brittany Maynard et les lois qui l’ont rendue possible.

 

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