Charges maintenues mais réduites contre l’infante d’Espagne Cristina

Le tribunal de Palma de Majorque a abandonné, vendredi 7 novembre, l’inculpation de la sœur du roi d’Espagne, Felipe VI, pour blanchiment d’argent. Cristina de Bourbon reste néanmoins inculpée pour fraude fiscale.

 

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Mise en examen pour « fraude fiscale » et « blanchiment d’argent » dans le cadre d’une enquête visant les activités de son mari, Inaki Urdangarin, la sœur du roi Felipe VI court le risque d’être renvoyée devant la justice. Les juges n’ont pas abandonnée les charges mais décidé à l’unanimité de ne maintenir que « les inculpations pour sa complicité dans des délits contre le fisc durant les années fiscales 2007 et 2008. » Ils ont donc abandonné la charge de « blanchiment d’argent. »

Son époux, l’ex-champion olympique de handball, est toujours inculpé pour malversation, fraude fiscale, trafic d’influence, escroquerie, et désormais, du chef de «blanchiment de capitaux». Il aurait détourné des fonds par le biais de sa fondation Nóos. L’organisme de mécénat à but non lucratif a ainsi enregistré 15 millions d’euros de recettes entre 2004 et 2006, profitant des puissantes relations du gendre du roi afin de remporter des contrats publics en matière d’évènementiel. Le couple a depuis été écarté de toutes les activités officielles de la famille royale.

Les avocats de l’infante ont immédiatement contesté la décision, Miquel Roca estimant qu’il « n’existe pas de base suffisante » pour inculper l’infante Cristina.

Le juge d’instruction José Castro soupçonne Cristina de Bourbon d’avoir « coopéré activement » avec son mari en utilisant à des fins personnelles une partie des sommes détournées. Il doit décider dans les prochaines semaines s’il renvoie l’infante devant la justice, ce qui serait sans précédent dans l’histoire de la monarchie espagnole.

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