Sommet des Amériques : Obama et Castro vers un réchauffement diplomatique ?

Sommet des Amériques : Obama et Castro vers un réchauffement diplomatique ?

Le 7e sommet des Amériques a été lancé ce vendredi 10 avril à Panama. Durant deux jours, les deux continents américains auront les yeux rivés sur les présidents cubain Raul Castro et américain Barack Obama, qui devraient entériner leur rapprochement diplomatique, annoncé le 17 décembre dernier. 

C’est une première depuis 1994 : les 35 pays des Amériques sont au grand complet.

Cette année, Cuba participera au sommet. Une rencontre intercontinentale prenant place dans un contexte de légère tension, à cause principalement de la mise à l’écart du Venezuela par Washington.

En 1962, Cuba était exclue de l’OEA, l’Organisation des États américains, des suites d’une requête des Etats-Unis. À cette époque, la Maison-Blanche était le centre névralgique de l’organisation, dictant ses faits et gestes. Historiquement, la dernière entrevue formelle entre un président américain et cubain remonte en 1956, à Panama ; Dwight Eisenhower avait alors rencontré le dictateur cubain Fulgencio Batista.

« Nous sommes tous américains »

De nombreux observateurs se demandent si ce sommet aura d’autres fonctions que la rencontre entre Barack Obama et Raul Castro, dans la mesure où Washington règne encore, de par son poids économique, sur l’ensemble du continent. Une chose est sûre, la présence de Cuba sera l’occasion de jauger l’apport diplomatique du revenant. D’autant plus que, lors du précédent sommet de Carthagène, en 2012, les nations de l’OEA avaient convenu d’une seule voix qu’aucun autre rendez-vous ne pourrait être mis sur pied en l’absence de La Havane.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro précise, en outre, que l’arrivée de Cuba résulterait de l’union dans la région, non pas d’un geste des Etats-Unis.

En décembre dernier, les présidents américain et cubain annonçaient en cœur le rétablissement des relations diplomatiques, sans pour autant lever le blocus qui fait suffoquer La Havane. « Nous sommes tous américains », lançait Barack Obama en espagnol le 17 décembre, reste à savoir si ces paroles vaudront des actes.

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