L’Etat français a obtenu le feu vert du Japon pour sa montée au capital de Renault-Nissan

L’Etat français a obtenu le feu vert du Japon pour sa montée au capital de Renault-Nissan

La France a obtenu ce mercredi l’aval prudent du Japon afin de renforcer sa présence au sein de Renault, ont affirmé plusieurs sources proches du dossier.

La démarche de l’Etat français visant à augmenter sa participation au capital de la firme au losange était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, elle a été personnellement gérée par les ministres de l’Economie des deux pays qui ont échangé des courriers et se sont rencontré lors de la visite d’Emmanuel Macron à Tokyo en septembre, rapportent des sources gouvernementales.

Annoncé comme temporaire, ce renforcement allouera néanmoins à l’Etat français la possibilité d’accroître de façon permanente son importance au sein de Renault, par l’intermédiaire du droit au vote double (loi Florange) qui sera appliqué dès avril prochain.

Dans son courrier du 1er juin, le ministre japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, Yoichi Miyazawa, rétorquait à Emmanuel Macron que la décision française n’allait pas à l’encontre de la loi, selon une source proche du dossier.

Deux autres sources, l’une en France, l’autre au Japon, ont garanti que cet échange de courrier avait bien eu lieu. Pour rappel, à Tokyo, Yoichi Miyazaw a perdu son poste ce mois-ci, à la suite d’un remaniement ministériel.

« Une affaire entre entreprises »

Une source proche du gouvernement français a rappelé que dès le départ, la France s’est rapprochée du Japon et a ouvert le dialogue, notamment par l’intermédiaire de lettres. Les autorités japonaises n’auraient, par ailleurs, jamais été rebutées par cette initiative, poursuit cette source, qui précise que pour Tokyo, ce dossier est avant tout « une affaire entre entreprises ».

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