Nigeria : de nombreuses victoires face à Boko Haram

Nigeria : de nombreuses victoires face à Boko Haram

Le Nigeria accueille ce samedi 14 mai un sommet sur la sécurité destiné à contrecarrer l’insurrection islamiste de Boko Haram. François Hollande, son homologue nigérian Muhammadu Buhari, mais aussi le secrétaire d’État américain adjoint Antony Blinken, doivent se rencontrer.

Les chefs d’États du Bénin, Cameroun, Tchad et Niger, pays qui partagent une frontière avec le Nigeria, seront également présents, ainsi qu’une délégation de l’Union européenne et des communautés économiques d’Afrique de l’Ouest et Centrale (Cédéao et CEEAC).

Les discussions porteront sur le succès des opérations militaires en cours ainsi qu’une résolution rapide de la crise humanitaire. Depuis l’arrivée du nouveau chef d’Etat, l’armée nigériane multiplie les victoires face aux islamistes, ce qui devrait conduire Muhammadu Buhari a annoncé Boko Haram comme « techniquement » battu.

Malgré tout, les attentats-suicides ne cessent pas, et la forêt de Sambisa (nord-est) demeure une zone largement contrôlée par les rebelles. Deux facteurs clés sont réunis dans cette région pour favoriser l’émergence de l’idéologie de Boko Haram : la pauvreté et le sentiment de discrimination des populations du nord, principalement musulmanes.

Une menace toujours présente

Début mai, l’organisation indépendante International Crisis Group avait tiré la sonnette d’alarme vis-à-vis de ces déclarations de victoire précipitées. Antony Blinker a lui-même reconnu vendredi que Boko Haram était loin d’être défait. Et ceci en dépit de signes d’affaiblissement

Le sommet de samedi devrait également traiter des effets des conflits sur les populations. Pour rappel, depuis 2009, plus de 20 000 personnes ont perdu la vie et plus de 2,6 millions d’habitants ont été poussés à la fuite.

La délégation représentant le Borno, l’État le plus touché par les violences, a attesté avoir besoin de 5,9 milliards de dollars (5,1 milliards d’euros) en vue de reconstruire les logements et infrastructures, qui ne sont plus que des ruines.

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