Burkina Faso : un vide juridique offre du répit à Blaise Compaoré

Burkina Faso : un vide juridique offre du répit à Blaise Compaoré

En raison d’un vide juridique, l’ancien chef d’Etat burkinabè Blaise Compaoré ne pourra pas être poursuivi pour « haute trahison » ou « attentat à la Constitution ». L’annonce a été faite par le procureur de la Haute Cour de justice.

Ainsi, il n’existe aucune loi qui précise la démarche à suivre en cas de « Haute trahison » ou « attentat à la Constitution », a précisé lors d’une conférence de presse le procureur burkinnabè Armand Ouédraogo.

Sans loi, aucun procès ne peut être lancé. Selon lui, le problème d’achèvement des lois est majeur, celles-ci n’auraient été faites qu’« à moitié ».

Les députés de la transition opérée au Burkina-Faso avaient tenté de poursuivre l’ancien chef de l’Etat après que celui-ci ait essayé de se maintenir en poste et touché à la constitution du pays dès 2013.

Ces initiatives avaient d’ailleurs provoqué l’ire populaire, et de fait forcé à quitter son poste en octobre 2014.

Blaise Compaoré demeure néanmoins poursuivi dans d’autres dossiers. Notamment pour la répression qu’il a mise en place durant ces journées de soulèvement populaire qui l’ont poussé vers la sortie. A l’époque, il occupait le poste de président et de ministre la Défense.

Mis en cause dans d’autres affaires

Il est également face à la justice dans l’affaire entourant la mort prématurée de la légende burkinabaise Thomas Sankara, ancien président du pays tué en 1987 lors du coup d’Etat qui l’avait installé né au pouvoir.

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