La prolongation de l’état d’urgence est une nécessité, assure Manuel Valls

La prolongation de l’état d’urgence est une nécessité, assure Manuel Valls

Le Premier ministre Manuel Valls a affirmé vendredi que l’état d’urgence en vigueur depuis les attaques terroristes de novembre 2015 ne pouvait pas prolongé indéfiniment, cependant, la menace restant importante, celui-ci allait l’être, au moins jusqu’à la présidentielle.

Manuel Valls répondait à des questions à Matignon sur les déclarations du vice-président du Conseil d’Etat Jean-Marc sauvé, qui prévenait que l’état d’urgence décrété ne pouvait pas être prolongé indéfiniment.

Effectivement, a indiqué M.Valls, les propos tenus par M. Sauvé sont exacts, mais la menace est toujours lourde, et le terrorisme est là.

Questionné quant à la manière dont le gouvernement souhaitait sortir de cet état d’urgence, le Premier ministre a répondu qu’aucune décision n’avait été prise et qu’un travail était actuellement mené en ce sens, notamment par le biais de réunions interministérielles.

Manuel Valls a ensuite répété les arguments qui poussait à la prolongation de l’état d’urgence, les même qu’il avait énoncé à l’Assemblée cette semaine.

Tout d’abord, il y a actuellement une élection présidentielle imminente, avec des campagnes menées et des réunions publiques, l’Etat est tout à fait capable de maintenir un niveau de sécurité maximum et faire vivre sa démocratie.

En second lieu : des luttes décisives sont engagées contre Daech dans ses fiefs de Mossoul en Irak et Raqqa en Syrie, la France y jouant un rôle prépondérant au sein de la coalition, elle doit préserver son propre territoire, là où les terroristes veulent frapper et impressionner alors que leurs propres rangs sont en train de faiblir.

« La menace est là »

Enfin, « la menace est là », en France, venant de Syrie ou d’Irak, le Premier ministre a illustré son propos en rappelant le nombre d’attentats déjoués et d’arrestations dans les réseaux djihadistes.

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