Côte d’Ivoire : ONG et victimes s’insurgent contre l’acquittement de Simone Gbagbo

Côte d’Ivoire : ONG et victimes s’insurgent contre l’acquittement de Simone Gbagbo

Suite à l’acquittement de l’ancienne première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, des chefs de « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre » durant la crise post-électorale de 2010-2011, les associations de défense des droits de l’homme ont pointé du doigt les irrégularités qui ont potentiellement eu lieu durant son procès. De leur côté, les victimes dénoncent une « prime à l’impunité ».

L’ouverture de ce procès avait été décriée par les partisans de l’ancienne Première dame, parlant de machination politique et d’une justice instrumentalisée. Ils voient désormais dans cette décision un geste vers la réconciliation en Côte d’Ivoire, alors que le pays a été affecté par cinq mois de crise qui a fait environ 3 000 morts, à la suite d’une crise politico-militaire qui avait duré quant à elle dix ans.

Human Rights Watch demande un procès à la CPI

L’ONG Human Rights Watch (HRW) s’insurge pour sa part contre un procès entaché d’irrégularités qui met en exergue le caractère essentiel d’une action devant la Cour pénale internationale (CPI) pour les victimes.

En effet, la CPI avait émis en 2012 un mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo. La procédure est encore en cours même si le nouveau président ivoirien Alassane Ouattara refuse toujours de transférer l’accusé vers la justice internationale.

L’ONG de défense des droits de l’homme ajoute que l’enquête « peu approfondie » lors de son procès met en lumière le caractère essentiel de l’affaire en cours de Mme Gbagbo à la CPI pour des crimes similaires.

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