L’exportation d’animaux vivants fait débat en Grande-Bretagne

L’exportation d’animaux vivants fait débat en Grande-Bretagne

Le gouvernement britannique envisage d’interdire l’exportation d’animaux vivants destinés à l’abattage et lancera une consultation au printemps.

Un projet de loi en Grande-Bretagne sur la question devait être présenté ce vendredi 2 février, mais il a été retiré par son parrain, l’ancienne ministre conservatrice Theresa Villiers.

Celle-ci affirme que le secrétaire à l’Environnement, Michael Gove, envisage sérieusement d’interdire ce commerce.

Le commerce des animaux vivants vers l’Union européenne est sujet au débat en Grande-Bretagne, soulevant de nombreuses interrogations au sujet du bien-être animal.

Des normes pour le transport et l’abattage

L’exportation vivante d’animaux est un problème depuis des années en Grande-Bretagne, des militants bloquant régulièrement les ports pour arrêter ce qu’ils affirment être un commerce cruel car soumettant les animaux à de longues distances pour que ces derniers soient abattus dans des sites européens ne respectant pas les normes britanniques.

Les compagnies de ferry britanniques ont d’ailleurs en majorité cessé ce commerce en 2007, il n’y a désormais plus qu’un seul bateau privé qui charge des animaux à Ramsgate.

Le Syndicat national des cultivateurs estime que moins de 20 000 moutons ont été exportés l’année dernière. Aucun bovin n’a pour sa part été exporté.

Mais certains agriculteurs affirment qu’il vaudrait mieux laisser le commerce se poursuivre, surtout dans l’optique du Brexit, proposant un système d’assurance garantissant des normes de bien-être élevées à tous les stades du voyage des animaux.

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