Manifestations au Chili : cinq morts après l’incendie d’une usine de confection de vêtements

Manifestations au Chili : cinq morts après l’incendie d’une usine de confection de vêtements

Cinq personnes sont mortes après que des pilleurs aient incendié une usine de confection près de Santiago, la capitale du Chili.

L’armée et la police ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau contre les manifestants et un couvre-feu a été imposé dans les grandes villes.

Un état d’urgence déjà en place à Santiago doit être étendu aux villes situées au nord et au sud du pays.

Les troubles, provoqués par une hausse des tarifs du métro désormais suspendue, se sont élargis et ont cristallisé la colère suscitée par le coût de la vie et les inégalités.

Des perturbations majeures sont prévues cette semaine avec la fermeture de nombreuses banques, écoles et commerces.

Que s’est-il passé ?

Les pompiers affirment avoir trouvé cinq corps à l’intérieur de l’usine de vêtements brûlés par des émeutiers dans une banlieue de Santiago. Selon des informations antérieures, trois autres personnes seraient mortes dans l’incendie d’un supermarché samedi 19 octobre.

Le ministre de l’Intérieur, Andrés Chadwick, a déclaré qu’au moins sept personnes étaient mortes dans des incidents liés aux manifestations, sans donner plus de détails.

Il y a eu 70 “incidents violents graves”, dont 40 pillages de supermarchés et autres commerces. Deux personnes ont également été blessées par balle après un affrontement avec la police, selon des responsables.

“Nous sommes confrontés à une véritable escalade organisée pour causer de graves dommages à notre pays et à la vie de chacun de ses citoyens”, a déclaré le ministre.

Quelque 10 500 policiers et soldats ont été déployés dans les rues, a-t-il ajouté, tandis que les autorités rapportent plus de 1 400 arrestations.

Ce dimanche 20 octobre, dans plusieurs villes, les manifestants ont incendié des autobus, détruit des stations de métro et ont affronté la police anti-émeute. Un couvre-feu nocturne a été imposé dans les régions de Santiago, Valparaíso, Coquimbo et Biobío.

Les troubles ont mis au jour des divisions au sein de la nation, l’une des plus riches d’Amérique du Sud, mais aussi l’une où il y a plus d’inégalités, et elle a intensifié des appels en faveur de réformes économiques.

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