Forte poussée des Verts aux législatives en Suisse

Forte poussée des Verts aux législatives en Suisse

En Suisse, les résultats initiaux indiquent une forte progression des Verts aux élections législatives.

Le Parti du peuple suisse (SVP), qui est anti-immigration, devrait rester le parti le plus important, malgré la perte d’au moins 3% de son soutien.

Mais les projections montrent un vote combiné pour les deux partis verts d’environ 20%.

Ces gains reflètent les préoccupations des électeurs à propos du changement climatique, considéré comme le principal thème lors de cette élection.

Tous les votes n’ont pas encore été comptés, mais le radiodiffuseur national a prévu que la part du Parti vert augmenterait de 5,6 points à 12,7% des voix, tandis que le Parti libéral vert (GLP), plus centriste, engrangerait 7,6%.

Le Parti vert semblait sur le point de dépasser l’un des partis du gouvernement de coalition, le parti démocrate-chrétien (CVP), et pourrait pour la première fois obtenir un siège dans la coalition qui gouverne la Suisse.

“Ce n’est pas une vague verte, c’est un tsunami, un ouragan”, a déclaré à la radio suisse Celina Vara, chef du parti.

Les socialistes de centre-gauche semblaient prêts à prendre la deuxième place avec 16,5% des voix, et les libéraux de centre-droit (FDP) étaient en passe d’arriver en troisième position avec 15,2%.

Si les deux partis verts sont capables de surmonter les leurs divergences politiques et de s’unir, ils représenteraient une force politique puissante.

Comme il est de coutume en Suisse, aucun parti ne devrait obtenir la majorité.

Depuis des décennies, le Conseil fédéral, qui compte sept sièges, est dominé par les quatre mêmes partis : le SVP, les sociaux-démocrates, les libéraux du FDP et le CVP.

Le SVP, qui devrait rester le plus grand parti au parlement, a fait campagne pendant plus de dix ans autour de deux thématiques : des restrictions à l’immigration et aux demandeurs d’asile et une limitation des liens de la Suisse et Bruxelles concernant les non-membres de l’UE.

Mais ces problèmes n’ont guère été évoqués lors de la campagne électorale et le sujet du changement climatique a dominé les débats.

Toute l’année, des grèves pour le climat ont eu lieu dans le pays, un énorme rassemblement à Berne a notamment eu lieu en septembre, attirant plus de 100 000 personnes.

Les Suisses n’ont qu’à regarder en l’air pour constater les effets du changement climatique : les glaciers alpins sont en train de fondre et les glissements de roches et de boue menacent toujours plus les communautés vivant en montagne.

Mais la campagne électorale n’a pas uniquement consisté en une augmentation des considérations envers l’écologie.

Le nombre record de candidats au conseil national était de 40% (de même que plus du tiers des candidats à la deuxième chambre, la chambre des États).

En juin de cette année, des centaines de milliers de femmes de toute la Suisse sont descendues dans la rue pour réclamer l’égalité de rémunération et les conditions de travail et mettre fin à la discrimination.

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