Attentat du Bardo : un deuxième Marocain appréhendé en Tunisie

Attentat du Bardo : un deuxième Marocain appréhendé en Tunisie

Un second citoyen marocain a été stoppé ce dimanche 24 mai à la frontière tuniso-libyenne. Il était poursuivi après l’attentat à l’encontre du musée du Bardo à Tunis en mars.

Le suspect Noureddine al-Naïbi, ressortissant marocain recherché depuis mars a été arrêté ce dimanche 24 mai à son retour en Tunisie, qu’il effectuait depuis la Libye. « Il a été arrêté à Ras Jedir dimanche alors qu’il revenait en Tunisie depuis la Libye », a indiqué Mohamed Ali Aroui, porte-parole du ministère tunisien de l’Intérieur, en attestant que le Marocain détenait un « faux passeport », et qu’il était indirectement impliqué dans l’attentat survenu au musée du Bardo.

Il y a environ une dizaine de jours une première arrestation avait lieu en Italie, non loin de Milan, la police italienne interpellait un dénommé Abdelmajid Touil, jeune marocain de 22 ans, qui était lui aussi poursuivi pour une implication présumée dans l’attentat du musée. Après une audience, quelques jours plus tard, le suspect a juré de son innocence, en refusé son extradition.

Le procureur de Milan a bien validé entre-temps qu’Abdelmajid Touil disposait d’un alibi de poids, puisqu’il se trouvait en Italie lors des attentats, selon des documents prouvant sa présence à des cours pour adultes et plusieurs témoins.

Près de 22 personnes dont 21 touristes étrangers ont péri lors de l’attaque du musée du Bardo, qui par la suite été revendiquée par l’organisation État islamique (EI). Pour Tunis en revanche, une piste mènerait à Lokmane Abou Sakhr, chef djihadiste algérien qui serait proche d’Al-Qaïda. Ce dernier a été abattu fin mars par les forces de l’ordre tunisiennes.

Depuis les attentats, le ministère de l’Intérieur a affirmé avoir interpellé environ cinquante personnes dans le cadre de son enquête sur cet acte effroyable, commis par deux jeunes Tunisiens. Des mandats d’arrêt internationaux ont également été lancés, à l’encontre de deux Marocains et un Algérien.

Un pays pris en tenaille

Depuis la révolution de janvier 2011, la Tunisie doit composer avec l’essor dangereux d’une mouvance djihadiste, notamment à la frontière qui la sépare de l’Algérie, où des affrontements éclatent régulièrement entre insurgés armés et militaires. Le pays est aussi pris de l’autre côté par une Lybie voisine qui fait face à un chaos grandissant, qui génère notamment l’émergence de l’EI.

Selon les autorités tunisiennes, les deux assaillants du Musée du Bardo auraient été formés en Libye.

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