Décès de l’influent chef militaire algérien Ahmed Gaid Salah

Décès de l’influent chef militaire algérien Ahmed Gaid Salah

Le chef militaire algérien Ahmed Gaid Salah, connu pour avoir demandé à Abdelaziz Bouteflika de démissionner, est décédé à l’âge de 79 ans, selon les médias officiels.

L’un des derniers vétérans de la guerre d’indépendance de 1954-1962 contre la France toujours au pouvoir, le général Salah est décédé d’une crise cardiaque.

M. Bouteflika, qui règne depuis 1999, a démissionné en avril après des manifestations de masse, laissant le général Salah à la tête du pays.

L’opposition a demandé à l’ensemble de l’ancien régime de quitter le pouvoir.

Le général Salah a été remplacé à la tête de l’armée par intérim par le général Said Chengriha et trois jours de deuil ont été annoncés.

Le général Salah a joué un rôle majeur dans l’organisation des élections présidentielles du 11 décembre, qui ont été boycottées par l’opposition, affirmant qu’elles étaient nécessaires pour éviter que le pays ne sombre dans le chaos.

L’élection, disputée entre cinq candidats étroitement associés à M. Bouteflika, a été remportée par l’ancien fonctionnaire Abdelmadjid Tebboune, qui a été surnommé “l’élu” sur les réseaux sociaux pour être considéré comme proche du chef de l’armée.

Quel était le rôle du général Salah ?

Les manifestations ont commencé en février après que M. Bouteflika a annoncé qu’il se présenterait aux élections.

C’est le chef militaire qui a annoncé le 26 mars que l’article 102 de la constitution – autorisant la destitution du président pour des raisons de santé – devait être appliqué, ce qui a entraîné la démission de M. Bouteflika.

Mais les manifestants ont continué d’appeler à la révocation de ceux qui entourent le président, y compris le général Salah lui-même.

En tant que chef de facto, le général Salah a rejeté les demandes de l’opposition pour des réformes profondes, la mise en place d’institutions de transition et le démantèlement du régime.

Depuis l’indépendance, l’armée a été le véritable centre du pouvoir en Algérie, arbitrant les conflits de factions entre les politiciens et les intérêts commerciaux, faisant et défaisant des présidents.

M. Bouteflika lui-même a été amené à la présidence en 1999 par un groupe de généraux qui poursuivaient une guerre brutale contre des militants islamistes insurgés depuis 1992.

Le général Salah, chef de l’armée depuis 2004, était une figure centrale de ce système.

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