Standard & Poor’s met en garde contre un possible défaut de paiement de la dette vénézuélienne

Le Venezuela subit une des plus fortes inflation de la planète malgré les plus importantes réserves de pétrole du monde. Prenant note de cette situation, l’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé la note souveraine du pays d’un cran, la faisant passer à CCC+.

 

Nicolas Maduro

 

Cela fait entrer le pays dans la catégorie spéculative à risque élevé. L’agence estime que « la récession économique, l’inflation élevée, et les pressions croissantes de liquidité vont continuer à éroder la capacité du gouvernement à payer ses obligations vis-à-vis de l’extérieur au cours des deux prochaines années, » et ajoute que « le gouvernement vénézuélien n’a pas été capable d’introduire des mesures de correction pour stabiliser l’économie. »

Cette baisse survient alors que tous les indicateurs nationaux sont au rouge. La croissance est tombée de 5,6 % en 2012 à 1,3 % en 2013, alors qu’en 2014 le taux de prime risques sur la dette souveraine est passé de 3,73 % à 14,47 %.

La Banque centrale (BCV) a annoncé en août que l’inflation avait continué d’augmenter pour atteindre 63,4% sur l’année, un des taux les plus élevés au monde. Beaucoup doutent de la capacité du Venezuela à honorer des échéances de dette de quasiment 6,5 milliards de dollars en octobre. Cela représente un tiers des réserves de pétrole du pays.

Pour le Venezuela, les tourments ont commencé peu après le décès du président Chavez. Depuis Février le pays a été le théâtre de manifestations récurrentes d’opposants au gouvernement et d’étudiants. Une part croissante de la population reproche au président socialiste Nicolas Maduro sont incapacité à faire baisser l’insécurité et à rétablir une économie en mauvaise santé.

La population est minée par des pénuries répétées, allant de la farine, au sucre, en passant par le café, le papier toilette, les pièces détachées ou encore les produits d’hygiène. Les syndicats patronaux s’attendent à une chute du produit intérieur brut (PIB) de 4 % à 5 % fin 2014.

 

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