Syrie : un ennemi bicéphale

La coalition internationale qui s’est formée ces dernières semaines a déjà mené plusieurs raids contre les djihadistes de l’Etat islamique. Aux dernières nouvelles, le califat n’est pas la seule cible qui se trouve dans la région.

 

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Jusqu’à aujourd’hui les avions français et américains dépêchés au Proche-Orient avaient bombardé des positions et camps logistiques de L’Etat Islamique (EI). Mais dans une opération menée mardi dernier, les Etats-Unis s’en sont pris à Khorasan, un groupe de djihadistes issus d’Al-Qaida. Le Pentagone indique que les frappes ont visé des camps d’entraînement, des ateliers de fabrication d’explosifs et un centre de communications.

D’après les services secret américain, il s’agirait d’une cellule d’anciens membres aguerris d’Al-Qaida, venus en Syrie notamment d’Afghanistan et du Pakistan. D’après Washington, ils fomentaient de nouvelles attaques terroristes contre les occidentaux et leurs alliés.

Le groupe serait dirigé par un dénommé Muhsin Al-Fadli, un ancien proche d’ Oussama Ben Laden – un des rares qui avait été mis au courant en amont de la préparation des attentats du 11 septembre, également suspecté d’avoir pris part à un attentat contre un pétrolier français en 2002 au large du Yémen.

Ils baseraient leur stratégie sur le recrutement de membres possédant des passeports occidentaux afin de faciliter l’infiltration des pays ennemis. Si l’EI est d’avantage intéressé par la conquête d’un territoire, et al-Nosra a pour mission de combattre le régime de Bachar el-Assad, Khorasan a vocation à l’attaque terroriste sur le sol occidental. La Syrie est pour eux un terrain d’embrigadement idéal au vu de la multitude d’européens venus mener le djihad.

Le peu d’information que nous possédons à propos du groupe sont celles données par la presse américaine. Le groupe était visiblement sur le point de passer à l’acte, bien que le nombre de ses membres, ainsi que son cheval de bataille précis restent inconnus. L’organisation avait jusqu’alors fait profil bas, préférant opérer dans l’ombre, plutôt que de multiplier les déclarations comme l’a fait l’Etat islamique.

 

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