Retrait des troupes russes déployées à la frontière ukrainienne

Après avoir déployé près de 18 000 soldats dans la région de Rostov-sur-le-Don, dans le sud-ouest de la Russie, frontalière de celle de Donetsk en Ukraine, le Président russe Vladimir Poutine a finalement ordonné leur retrait.

 

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«Le chef de l’État a chargé le ministre de la Défense de commencer à faire revenir les troupes vers leurs bases permanentes», a annoncé le Kremlin tard samedi à propos des troupe déployées le long de la frontière ukrainienne depuis cet été. Les forces russes étaient officiellement en exercice – mais de nombreux rapports ont fait état de troupes russes qui combattaient aux côtés des séparatistes à l’est de l’Ukraine – l’OTAN les estimait à 20 000 bien que la Russie ait toujours démenti leur présence.

Les Occidentaux accusaient le Kremlin d’avoir armé les rebelles dans l’est de l’Ukraine et d’avoir envoyé en août des troupes régulières pour les soutenir. En réaction ils ont adopté de lourdes sanctions économiques qui ont pénalisé l’économie russes ces dernières semaines.

La Russie avait elle-même entrepris de couper les importations de gaz ukrainiennes à l’approche de l’hiver pour faire pression sur le nouveau gouvernement. L’annonce du retrait des troupes russes permet d’espérer une accalmie entre les Occidentaux et les Russes, engagés dans leur plus grave confrontation depuis la fin de la Guerre froide.

Vladimir Poutine doit rencontrer le président ukrainien Petro Porochenko à l’occasion d’un sommet vendredi prochain à Milan (Italie), en présence de hauts responsables européens. Malgré un cessez-le-feu, des affrontements mineurs entre séparatistes prorusses et l’armée ukrainienne font encore des morts presque tous les jours à l’est du pays, alors les deux factions s’accusent de ne pas respecter l’accord de Minsk, qui prévoyait la création d’une zone tampon entre les deux camps.

Beaucoup de commentateurs occidentaux ont considéré ce retrait comme un échec de la politique de « nouvelle Russie » mise en place par le président Poutine. L’ouverture des séparatistes au dialogue avec Kiev semble aller dans ce sens.

 

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