Le président burkinabé Blaise Compaoré quitte le pouvoir

Le Beau Blaise a annoncé sa démission dans un communiqué, vendredi 31 octobre, au lendemain d’une journée de contestation durant laquelle 30 personnes avaient perdu la vie. La promesse qu’il avait fait le veille de ne pas se représenter – pour un cinquième mandat – n’avait satisfait ni les manifestants ni les représentants de l’opposition.

 

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Après la prise du pouvoir par l’armée jeudi soir au terme d’une journée d’émeutes, le président refusait toujours de capituler. L’Etat major a pris le pouvoir et procédé à la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée et a créé un organe de transition dont l’objectif est un retour à l’ordre constitutionnel dans un délai de douze mois. Bénéwendé Sankara, un ténor de l’opposition, avait qualifié cette manoeuvre de « coup d’Etat. »

La situation semble néanmoins s’être calmée, alors que quelques minutes après une annonce de l’armée allant dans ce sens, Compaoré, a annoncé sa démission dans un communiqué :  » Dans le souci de préserver les acquis démocratiques, ainsi que la paix sociale (…), je déclare la vacance du pouvoir en vue de permettre la mise en place d’une transition devant aboutir à des élections libres et transparentes dans un délai maximal de quatre-vingt-dix jours. »

Cette annonce a provoqué des cris de joie de milliers de personnes, qui s’étaient à nouveau rassemblées vendredi pour demander son départ. Le «pays des hommes intègres» (traduction de «Burkina Faso») s’était mobilisé pour s’opposer à une modification constitutionnelle qui autorisait le président à se présenter pour un cinquième mandat.

Il était au mouvoir depuis le 5 octobre 1987, dit « jeudi noir » – soit 27 ans. Il avait pris la tête du pays par le moyen d’un putsch militaire au cours duquel le président anti-impérialiste et panafricaniste Thomas Sankara avait été assassiné – il était considéré comme son frère. Compaoré a toujours nié son implication dans ce meurtre, qu’il qualifie d’ « accident. »

 

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