Un haut-gradé thaïlandais poursuivi pour trafic d’êtres humains

Un haut-gradé thaïlandais poursuivi pour trafic d’êtres humains

Le lieutenant-général Manas, haut gradé de l’armée thaïlandaise est actuellement poursuivi par les autorités pour trafic d’êtres humains. Un fléau qui touche le sud du pays, les militaires au pouvoir en Thaïlande poursuivent leur opération de nettoyage, débutée le mois dernier, contre les trafiquants d’êtres humains.

Vaste opération

La junte au pouvoir en Thaïlande a lancé en mai une vaste enquête visant à démanteler les organisations de trafiquants d’êtres humains, et des dizaines d’arrestations ont eu lieu en conséquence. Cette fois-ci, un haut gradé militaire est directement visé par la justice, une première depuis le début de l’enquête. Le général Manas, 58 ans, serait en charge de la région de Sonkhla, où des camps et des charniers ont été découverts, à la frontière de la Malaisie, régions où transitent un grand nombre de migrants illégaux, qui sont les cibles principales de ce trafic.

Si les ONG dénoncent depuis longtemps la corruption des autorités, cette annonce n’a pas semblé réjouir le responsable de Human Rights Watch à Bangkok, Sunai Phasuk, qui émet de sérieux doutes sur cette unique arrestation, alors qu’il est certain que la mise en place de trafic d’êtres humains « implique des responsables de toutes les institutions compétentes. » Le responsable de l’ONG attend la suite, en espérant que d’autres têtes vont tomber.

La répression mise en place début mai a révélé l’existence de nombreuses filières de trafic humain, qui généreraient plusieurs dizaines de millions de dollars chaque année. Un remue-ménage qui s’expliquerait par le désir du pays de ne pas figurer sur la liste que dresse chaque année le département d’Etat américain sur les nations impliquées dans le trafic d’êtres humains, selon Sunai Phasuk.

Des tensions au sujet des migrants

En parallèle, les pays d’Asie du Sud-Est se sont réunis à Bangkok le 29 mai dernier pour tenter de mettre au point une stratégie commune face au problème des migrants. Des tensions ont marqué le début de la rencontre régionale, les délégués de la Birmanie et du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies se sont accrochés à propos des Rohingyas musulmans, qui composent une partie importante des migrants. Des tensions qui soulignent les difficultés d’une coopération dans la région, et surtout, la complexité autour du problème des migrations irrégulières.

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