Guatemala : Otto Pérez perd son immunité présidentielle

Guatemala : Otto Pérez perd son immunité présidentielle

Enlisé dans une affaire de corruption, le président guatémaltèque s’est vu retirer son immunité ce mardi 1er septembre.

Ce mardi, des hurlements de joie ont envahi la place centrale de Guatemala, un millier de personnes s’étaient déplacées pour célébrer une première historique dans ce pays, la levée de l’immunité présidentielle d’Otto Pérez, qui se retrouvera prochainement devant les tribunaux pour corruption.

La justice et une commission spéciale de l’ONU reprochent à cet ex-général, au pouvoir depuis 2012, d’être à le responsable d’un vaste système de fraude aux douanes. Son entreprise, mise à jour en avril, aurait rempli de millions de dollars en pots-de-vin les poches de hauts fonctionnaires grâce à des exemptions de frais douaniers bénéficiant à des entreprises.

Affirmant n’avoir reçu aucun centime dans cette affaire et refusant de démissionner, le président Pérez ne sera pas seul à la barre, puisque son ex-vice-présidente, Roxana Baldetti, serait également impliquée. Cette dernière est actuellement retenue en détention provisoire.

Une décision réfléchie

Le retrait de l’immunité présidentielle décidée par le congrès s’expliquerait principalement par la future tenue le 6 septembre d’élections générales, indique Stephanie Lopez, politologue au sein de l’Institut centraméricain d’Études politiques.

Selon elle, la plupart des députés cherchent actuellement à briguer un nouveau mandat lors de cette prochaine campagne d’élection. Par conséquent, il serait déraisonnable d’attirer les foudres des manifestants, des organismes et des institutions civiles et économiques qui réclament la tête du président depuis des semaines.

L’Eglise catholique du côté des manifestants

Très influente au Guatemala, l’Église catholique s’est également positionnée du côté des manifestants et des différents organismes de protection des droits de l’homme, en invitant Otto Pérez à quitter ses fonctions. L’organe religieux estime que le pays est déjà la proie de nombreuses tensions, il apparaît inutile d’en générer de nouveaux.

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