Ebola : un journaliste assassiné pour avoir tenté de sensibiliser la population

Ebola : un journaliste assassiné pour avoir tenté de sensibiliser la population

Un journaliste congolais qui avait sensibilisé le public au virus Ebola en République démocratique du Congo a été tué à son domicile.

L’armée a déclaré que des assaillants non identifiés avaient fait irruption au domicile de Papy Mumbere Mahamba à Lwebma, dans la province du nord-est de l’Ituri, le tuant, blessant sa femme et incendiant leur maison.

La RDC connaît la deuxième plus grave épidémie d’Ebola au monde jamais enregistrée.

Les personnes qui travaillent pour arrêter le virus sont souvent ciblées par des attaques.

Will Ross, rédacteur en chef de BBC World Service pour l’Afrique, a déclaré qu’au cours de l’année écoulée, des dizaines d’attaques ont été perpétrées contre des centres de santé et des personnes qui luttent contre le virus Ebola.

On pense que la violence est alimentée par la conviction parmi beaucoup de personnes que le virus n’est pas réel, ce qui peut conduire à la méfiance de ceux qui travaillent dans le secteur.

Lorsque les médecins demandent aux gens de renoncer aux rites traditionnels pour garantir des enterrements sécurisés, par exemple, cela peut créer une animosité. Certaines personnes pensent même que le virus Ebola est un canular créé par les médecins pour obtenir des emplois bien rémunérés.

Qu’est-il arrivé ?

M. Mahamba venait d’animer un programme de sensibilisation au virus Ebola sur une radio communautaire lorsque l’attaque a eu lieu.

Le professeur Steve Ahuka, coordinateur national de la lutte contre Ebola, a confirmé les informations de l’armée selon lesquelles un “agent communautaire” impliqué dans la lutte contre Ebola aurait été tué.

Un journaliste de Radio Lwemba, la radio locale où il travaillait, a également confirmé les détails. Jacques Kamwina a déclaré à l’agence de presse AFP que M. Mahamba avait été poignardé à mort.

Quelle est la situation avec Ebola en RDC ?

La RDC a déclaré une épidémie d’Ebola en août 2018. Plus de 2 000 personnes sont mortes sur un total de 3 000 infections confirmées, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’épidémie touche les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri en RDC.

En juillet, l’OMS a déclaré que la situation était “une urgence de santé publique de portée internationale”.

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